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I want to break free

16 Apr

I have smoked exactly two thirds of my life: twenty-eight years. It’s high time I stopped. So I stopped.

It’s been only five days but that’s the longest I’ve achieved ever, so there is cause to celebrate.

The decision had been years in the making. Friends and family have persisted over the years and my son recently joined the lecturing bandwagon. I’m thankful because I was impervious! Much as they annoyed me, they were right and I knew it. Slowly I was getting closer to commitment: Quitting is the right thing to do, therefore submit.

I was brought closer to the decision last month by the prospect of tobacco deprivation at airports, during long flights –and basically of limited freedom to smoke–, as I prepared for a 24-hour or so journey to a two-day meeting, followed by a 24-hour or so journey back home. The actual trigger was the epiphany that struck me as I thought I was at last free to go smoke between two flights: that is not freedom, that is (nicotine) enslavement.

In “The Easy Way To Stop Smoking”, the book my good friend Amy gave me years ago, Allen Carr writes:

“It is […] slavery. We spend half our lives in situations in which society forbids us to smoke (churches, hospitals, schools, trains, theaters, and the like) or […] feeling deprived. The rest of our smoking lives is spent in situations where we are allowed to smoke, but wish we didn’t have to.”

I smoked my last cigarette Tuesday after dinner and patched up the next morning. I’ve got lozenges for when the craving is too intense but I don’t like them too much so don’t use them a lot.

The worse day was the day before I stopped.

I had made up my mind, purchased the patches and the lozenges at the pharmacy after picking up my son after school. I was still smoking as my pouch of tobacco was not yet empty –it took me another day to finish it as I let it drag on as much as possible by rolling thinner ones and smoking less.

The second worse day was the third. Possibly because I had not used a patch that morning. Good to know they are not selling squares of adhesive tape!

A couple parting thoughts:

  • Not lighting up is hard, but not as hard now that I have decided to stop.
  • Time goes quite slowly in the process.
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Le second mariage de la fille d’un ami

13 Apr Raindrops on window, some landmark or building across the street
J’étais invitée par mon ami au re-mariage de sa fille. Ça se passait à Marseille. J’y allais en voiture avec mon fils Adrien et peut-être le chien. Mais Adrien m’attendait dans la bagnole. Peut-être parce qu’il y avait le chien.

Je sais pas trop.

Je suis à la bourre pour assister à la cérémonie. Je cours sur les trottoirs mais je ne suis pas garée trop loin, alors ça va.

L’endroit est bizarre, vraiment. Il faut passer par un entrepôt puis un grand espace comme une université, monter des marches et des escaliers roulants, traverser de longs corridors en marbre. Et enfin arriver chez mon ami (sauf que ça ressemble pas à chez lui. Ce qui est normal, vu qu’il n’habite pas Marseille.)

J’arrive enfin. Je vois une foultitude de gens.
Dont Karl.
Je suis hyper contente de le voir.

Je l’appelle, enthousiaste, et lui me tend et me serre la main. Il ne me remet pas.
Il dit « on est bien accueilli ici » et continue de marcher avec le flot de gens.

Il est à noter que tout le monde va dans le sens opposé à moi.

Puis je bois une coupette de champagne, ‘clink clink’, la fête entre amis. Je cause principalement avec mon ami, et sa fille. Je sais qu’elle attend son deuxième enfant et je m’interroge vaguement sur l’objet de son re-mariage avec son mari.

Mais je ne pose pas de question.

Et puis, mouvement. Je me retrouve à descendre dans le grand espace qui me fait tant penser à une auguste université, et sortir sur un parvis, à l’opposé de là où je me suis garée. Le coin semble appartenir à une autre ville.

Là, il y a plusieurs attroupements, et des passants.
Dans un groupe il y a mon ami et ancien collègue de travail, chaals, et Léonie Watson, et quelques autres du W3C. Mais je ne vais pas les voir parce qu’un mec m’aborde.
C’est un sosie de Karl.
Il semble me connaître et je joue le jeu pour pas commettre d’impair.
Il est un peu éméché. Puis, il disparaît et réapparaît tout blessé. À l’arcade sourcilière et sur la joue opposée.
Il a dû soit tomber de sa hauteur, soit se battre.
Je m’alarme mais lui n’en fait pas cas. Il est toujours bourré.

Je me mets en mouvement subitement car je suis de nouveau à la bourre. Cette fois pour retrouver Adrien.
Je cours sur le parvis, consciente que je ne vais pas avoir le temps de dire au revoir. Je dis au revoir à la fille de mon ami. Son père, je ne le trouve pas. Je refais le parcours dans l’université, le hangar, je cours avec mes talons hauts, j’ai peur de m’accrocher et filer mes bas.

Je sors de l’entrepôt. Le trottoir de l’autre côté est ruisselant de pluie et il pleut à verse. C’est claffi (*) de gens.

Zut, encore des obstacles.
Une grosse voiture est en rade, les passagers dedans, échouée sur presque toute la largeur du trottoir. Les gens dedans, une famille entière, sont trempés et tristes : ils ont le toit ouvrant ouvert.
Leur coffre est ouvert et dégueule le moteur cassé et fumant de la voiture. Je me faufile entre le mur et cette voiture, alors que ses feux de détresse éclairent mes jambes en orange et au ralenti.

Après la pluie c’est la neige qui se met à tomber.

Je suis vaguement consciente que je suis garée dans la direction où je vais mais ne me souviens plus où exactement. Les trottoirs sont bondés.

Une dame policière fait la circulation des piétons.
Je traverse en courant au rouge. Elle se dirige vers moi. Je sens que je vais morfler. Mais au dernier moment elle trouve une pire infraction à traiter.

Ouf.

Je cours sur le trottoir alors que je réalise que c’est pas un trottoir mais la route, et que sur deux voies il y a plusieurs poids lourds qui arrivent de directions opposées. Sous la neige. Grosse frayeur.
Je crie à deux jeunes femmes de se pousser.
Les poids lourds passent sans écraser personne. Miracle. Mais une des jeunes filles tombe par terre en glissant.
Je cours toujours et en la dépassant lui dis « up you go, hop hop hop! »
L’autre dit « qu’est-ce qu’elle dit ? »
Je saisis le bras de celle à terre et l’aide à se relever. J’explique qu’elle peut pas rester étalée trop longtemps : c’est dangereux.

Je me remets à courir. Je sais où je suis garée et j’y suis presque. Je me dis que quand même, depuis le temps, j’aurais déjà dû y être.

Je mets le pied dans une flaque d’eau si profonde que c’est toute ma jambe qui s’enfonce. Merde, me dis-je, mes chaussures à talons en cuir sont trempées, ça va être chiant pour conduire.

Je continue de courir. Dernière ligne droite jusqu’à ma bagnole.
Il commence à faire nuit. Ou alors c’est dû aux gros nuages de neige.

Je distingue ma voiture à deux cent mètres.
Un mec dans une voiture blanche arrive à vive allure pour se garer juste derrière. Si vite que même encore à mi-distance je vois et entends le choc de la collision.
Je suis outrée. Et je commence à imaginer l’engueulade qui va s’ensuivre.
Et j’espère qu’Adrien n’a rien et n’a pas peur.
Je voudrais tant lui faire savoir que je suis en train de courir vers lui et que j’arrive.
Je suis furieuse, angoissée et anxieuse parce que les deux mecs qui ont percuté ma voiture ont le type un peu loubard, et vont me rendre la vie dure lors de la confrontation.

Et paf, c’est là que je me suis réveillée en sursaut.

(*) “claffi”, expression locale du sud-est, signifiant “rempli”.

Goodbye, Facebook; Hello open Web

7 Apr

I grew weary of Facebook a long time ago. Yet I was drawn to it all the while. There’s one thing they got right: showing me snippets of the life of family and friends by suppressing frontiers, overcoming distance and time zones. That is what I’ll miss –its unique ability to show me, at my pace, inklings that are valuable, endearing, funny.

But I grew wary of it a few months ago, while after searching for alcohol ink techniques on my smartphone’s mobile browser the Facebook app immediately suggested I join a few groups on the subject. Whether this was relevant or useful is beyond the point. The Facebook app has hardly any business spying on the history of the browser app.

So I waved goodbye to Facebook’s intrusive practices a few days ago. So long, daily dose of comfort and social peep show.

It may take a bit of effort to write on one’s blog or maintain a Website, and probably takes a massive one for those unfamiliar with the open Web to open the garden wall door and explore the Web, use it.

Someone lamented that they would miss seeing my drawings. But Facebook was just an additional space that I shared those on —a space of crappy definition images— just because there’s a world of apps on smartphones and a population of app users who happen to find it convenient to be fed those.

My drawings go to my blog, in high-resolution definition. My blog has a syndication feed. It means that any update to my blog is signaled. And any feed aggregator can pick up that signal and relay it. This is the principle behind RSS (really simple syndication).

You can read more in a recent article at Wired.

Broken sleep cycle

10 Mar
Cat asleep on a cushion
My sleep cycle broke as stress took over a bit this week with work that is almost if not already late, and other worries in my life. I’m an occasional insomniac but nothing like that. Screens (TV, computer, hand-held sidekick) usually have no impact and most are now set up to display warmer colours after dark. This week, however, there was very little TV, a lot of computer (as often, so no drastic change), and a lot of tossing and turning!

Wednesday night I didn’t even sleep. I went to bed, tried to sleep, it didn’t work. I didn’t work either :) I got up at 2:30 am when I was hungry to have breakfast, went back to bed but soon after gave up and switched back the light to read a book. Then I got bored and chatted an hour or so with a friend from afar and read all that the Twitter mobile app displayed by scrolling down until there was nothing else to load. By then it was 5:30 am on Thursday so I hopped in the shower to get ready and was at work before 6.

I worked 14 hours on International Women’s Day. I noted with mild bitterness that by midday I had already worked 40 hours. The rest of the week was going to be pro bono. For the curious it amounts to 2 days of unpaid overtime.

I may seem to be complaining but I’m not really. First, what I work on is wicked interesting and I enjoy it, and the best people work with me. Second, I’m a workaholic. Not that I pride myself on it, it’s just a fact. Third, I’ve had more or less stress at work in this position for the 3 years since I accepted it. At this point, only a miracle can change this and I’m not expecting one.

I suppose the thoughts and bitterness were compounded by the discourse on International Women’s Day: pressing for progress, parity of salaries, equality in the workplace.